Sommaire
  1. Déontologie
  2. Le formulaire
  3. Honoraires
  4. Une page par domaine
  5. Référencement local
  6. Ce que ça coûte
  7. En moins d'une journée
  8. Questions fréquentes

Site internet avocat : déontologie et bons dossiers

Site internet pour avocat : présenter son cabinet et inspirer confiance
Guide professions libérales Mis à jour le 19 juin 2026 Temps de lecture : 12 min

Un cabinet n'a pas besoin de plus d'appels. Il a besoin des bons dossiers, dans ses domaines, avec des clients qui comprennent qu'une consultation se paie. Le reste, ce sont des rendez-vous de vingt minutes qui n'aboutissent pas et des demandes hors compétence qu'il faut réorienter.

Un site internet d'avocat a donc deux missions, et elles vont ensemble : qualifier avant l'appel, et tenir dans le cadre déontologique. Parce que contrairement à n'importe quel autre professionnel, tu ne peux pas écrire ce que tu veux sur ton site. Une phrase maladroite sur un taux de réussite ou un témoignage client trop élogieux, et ce n'est plus un problème de marketing.

Ce guide part de là : ce que la déontologie autorise vraiment, pourquoi un formulaire de contact classique est un risque pour le secret professionnel, et comment afficher tes honoraires devient le filtre le plus efficace de ton cabinet.

Déontologie : ce que tu peux écrire, et ce que tu ne peux pas

La publicité des avocats est autorisée depuis le décret du 28 octobre 2014, y compris la sollicitation personnalisée. Autrement dit : tu as le droit d'avoir un site qui vend. Mais l'information doit rester sincère, respecter le secret professionnel et la confraternité, et certaines formulations restent proscrites.

Ce qui passe sans difficulté : tes domaines d'intervention, ton parcours, tes publications et interventions, ton barreau d'inscription, tes langues de travail, tes modalités d'honoraires, la description concrète du déroulement d'une procédure.

Ce qu'il faut éviter : les mentions comparatives ou dénigrantes envers des confrères, tout ce qui laisse entendre une qualification que tu n'as pas, et les éléments qui mettent en avant des résultats obtenus. Un « 95 % de succès » ou un témoignage de client racontant l'issue de son affaire sont exactement le genre de contenu qui pose problème, en plus d'être invérifiable par le visiteur.

Le mot « spécialiste » est réglementé. On ne se dit pas spécialisé en droit de la famille parce qu'on y consacre l'essentiel de son activité : le titre suppose un certificat de spécialisation. La formulation prudente et tout aussi vendeuse est factuelle : « activité principalement consacrée au droit de la famille », ou simplement la liste des procédures que tu traites au quotidien.

Un dernier réflexe : les règles se lisent dans le RIN et s'appliquent sous le contrôle de ton Ordre. Avant de publier une page qui met en avant ton activité, un passage par ton bâtonnier ou le service déontologie du barreau évite les mauvaises surprises, et ça prend un mail.

Le formulaire de contact est un risque, pas une fonctionnalité

C'est le point que presque tous les sites de cabinet ratent. Un formulaire ouvert avec un grand champ « décrivez votre situation » invite le visiteur à déposer, en clair, dans un email non chiffré, des faits couverts par le secret professionnel. Et il te met dans une position inconfortable : tu reçois des informations sur une affaire dont tu ne sais pas encore si tu peux la traiter, avec un risque de conflit d'intérêts si la partie adverse est déjà cliente du cabinet.

Le bon modèle est plus simple et convertit mieux :

Et pense à la page de politique de confidentialité, qui est une obligation dès que tu collectes un nom et un téléphone.

Afficher tes honoraires : le filtre le plus efficace de ton cabinet

La plupart des cabinets n'affichent aucun tarif, par crainte de faire fuir. L'effet obtenu est l'inverse : les visiteurs qui ne veulent pas payer appellent quand même, et ceux qui étaient prêts à payer partent chez le confrère qui a été transparent.

Depuis 2015, la convention d'honoraires est obligatoire pour la quasi-totalité des dossiers. Le prix fait donc de toute façon partie de la conversation dès le début. Autant l'utiliser comme argument.

Tu n'as pas besoin de publier une grille complète. Trois éléments suffisent :

Si tu acceptes l'aide juridictionnelle, dis-le aussi, clairement. C'est une information utile, et elle t'évite des rendez-vous qui se terminent mal.

Une page par domaine, pas une page « nos compétences »

Une page qui liste douze matières ne ressort sur aucune. « Avocat divorce » et « avocat licenciement » ne sont pas la même recherche, ne viennent pas des mêmes personnes et n'appellent pas les mêmes réponses.

Une page par domaine réellement pratiqué, c'est le seul moyen d'exister sur chaque intention. Et sur chacune, ce que le visiteur cherche est très concret :

Une page de ce type, bien écrite, travaille des années. Elle attire des visiteurs qui savent déjà ce qu'ils veulent, et elle te fait gagner la comparaison face à un cabinet qui n'a qu'une page « Domaines d'intervention ».

Ressortir sur « avocat [domaine] [ville] »

Un justiciable cherche rarement « avocat ». Il cherche « avocat divorce Perpignan » ou « avocat prud'hommes Montpellier ». Ces recherches sont locales, et sur ce type de requête Google affiche d'abord un bloc de professionnels avec les avis et le bouton d'appel.

Deux conséquences pratiques. D'abord, ta fiche d'établissement Google compte autant que ton site : elle est ce que le justiciable voit en premier, et elle se gagne aux avis, pas à l'ancienneté du domaine. Ensuite, chaque page de domaine gagne à mentionner la ville et le ressort dans lequel tu plaides, naturellement, dans le texte.

Attention aux avis : tu peux en recevoir, mais un avis qui décrit l'issue d'une affaire te met en difficulté. Le réflexe utile est de demander au client de parler de la relation, de la clarté des explications et de la réactivité, pas du résultat.

Ce que ça coûte

Le marché des sites pour avocats est l'un des plus chers, parce qu'il se vend comme une prestation de prestige. Un site de cabinet chez une agence spécialisée démarre souvent à plusieurs milliers d'euros, et les modifications sont facturées à l'heure. Or un cabinet fait évoluer son site : un nouveau collaborateur, un domaine ajouté, une grille d'honoraires révisée.

Chez Madra, c'est 29,90 € TTC par mois, sans engagement, avec le nom de domaine, l'hébergement et les modifications compris. Le détail des formules et ce qui se passe le jour où tu résilies sont sur la page site internet par abonnement. Et si tu veux comparer les approches, on a détaillé le prix d'un site internet selon la méthode.

Ton site de cabinet en ligne en moins d'une journée

Tu décris ton cabinet, tes domaines, ton barreau et tes modalités d'honoraires. L'IA construit le site, un expert humain le relit avant la mise en ligne. Tu gardes la main sur chaque mot : rien n'est publié sans ta validation, ce qui est indispensable quand la déontologie encadre ce que tu peux écrire.

L'aperçu est gratuit et sans carte bancaire. Tu vois le site avant de décider.

Vois le site de ton cabinet avant de payer

Décris ton cabinet et tes domaines d'intervention. Tu vois le résultat en quelques minutes, tu valides chaque mot. Gratuit, sans carte bancaire, sans engagement.

Créer le site de mon cabinet

Questions fréquentes

Un avocat a-t-il le droit de faire de la publicité ?

Oui. Le décret du 28 octobre 2014 a autorisé la publicité et la sollicitation personnalisée. L'information doit rester sincère, respecter le secret professionnel et la confraternité. Restent proscrites les mentions comparatives ou dénigrantes et celles qui laissent croire à une qualification non reconnue. En cas de doute sur une formulation, le service déontologie de ton barreau tranche en un mail.

Puis-je publier des témoignages de clients ?

Prudence. Un témoignage qui évoque l'issue d'une affaire ou un taux de réussite pose un problème déontologique en plus d'être invérifiable. Si tu recueilles des avis, orientez-les vers la relation : clarté des explications, réactivité, sentiment d'être compris. Jamais sur le résultat obtenu.

Puis-je écrire que je suis spécialisé dans un domaine ?

Le titre de spécialiste suppose un certificat de spécialisation. Sans lui, préfère une formulation factuelle : « activité principalement consacrée au droit de la famille », ou la liste des procédures que tu traites. C'est aussi efficace pour le référencement et sans risque.

Faut-il un formulaire de contact sur le site d'un cabinet ?

Un formulaire de rappel, oui. Un formulaire qui invite à décrire sa situation, non : le visiteur y déposerait en clair des éléments couverts par le secret professionnel, et tu recevrais des informations sur une affaire avant de savoir si tu peux la traiter, avec un risque de conflit d'intérêts. Demande le nom, le téléphone et le domaine concerné, et précise que les faits seront évoqués au téléphone.

Faut-il afficher ses honoraires ?

C'est le filtre le plus efficace. La convention d'honoraires étant obligatoire depuis 2015, le prix fait partie de la conversation dès le départ. Afficher le tarif de la première consultation et tes modes de facturation écarte les appels non qualifiés et rassure ceux qui étaient prêts à payer.

Combien coûte un site pour un cabinet d'avocats ?

Les agences spécialisées démarrent souvent à plusieurs milliers d'euros, avec les modifications facturées à l'heure. Avec Madra, c'est 29,90 € TTC par mois sans engagement, domaine, hébergement et modifications compris, et le site est en ligne en moins d'une journée après vérification humaine.